Texte centré taille 12

(Vers la fin du chapitre 16)

Au port de la ville :

Agent portuaire 1 :

Étrange, mon téléphone sonne à cette heure ci. GAH ! C’est le chef ! Je décroche immédiatement. Le chef Trajan nous informe de la découverte de la moitié de l’arme. Il veut que j’active le portail de secours. J’accepte et fonce dans la tour qui surplombe le port. Je monte tout en haut. Je suis toujours en appel avec le chef. Une fois en haut, j’appuie sur le levier rouge et en informe le chef. Il me dit que j’ai fait du bon boulot. Enfin, le chef m'a fait un compliment, je vais pouvoir mourir en paix.

Pendant que je me félicite pour mon boulot, j’aperçois une ombre à l’horizon. Ça m’intrigue. Je regarde dans le télescope. Ce que je vois est dangereux. Il y a des bateaux de guerre romains qui se dirigent droit vers la ville ! Je regarde en haut du bateau pour voir son drapeau. C’est un drapeau que je ne reconnais pas. Malgré ma petite culture, je suis sûre que ça n’a jamais existé. C’est un drapeau tricolore, violet, blanc et rouge, avec une flamme noire en son centre.

Mon regard se dirige à l’intérieur des bateaux. Oh non, très mauvaises nouvelles ! Ce sont des soldats méritocrates. Ils vont bientôt nous attaquer ! Je préviens le chef. Il me demande d'en informer tout le monde et de se mettre en position de guerre imminente. Je prends mon bâton que je serre fort dans mes poings. Le chef dit une dernière phrase. Il dit que les méritocrates dans l’amphithéâtre sont nos alliés. Bien, si le chef le dit, je ne le contesterai pas. Il va leur dire de venir le rejoindre.

Je reprends mon télescope et regarde à l’intérieur du bateau. Parmi tout le monde, un seul se détache, sûrement leur chef. Attends… Il me dit quelque chose… Ne serait-ce pas… Laiôn  ? ! Le garde rapproché de Madeur ! ? Il nous a retrouvé ! La situation est pire que je ne l’imaginais.

Dans l’un des bateaux :

Laiôn :

N’ayez aucune pitié contre ces vermines ! Elles peuvent vous tuer en un coup ! Leurs armes sont redoutables mais, la nôtre l’est encore plus ! Alors ne vous retenez pas. Tuez ! Faites un carnage dans cette ville et faites-en sorte que plus aucun Désinvoliens ne soit débout sur cette terre ! Tout le monde lance un cri de guerre. Je me tourne vers la ville.

Je prends mon téléphone. Troupes B-1 à B-4, à bâbord ! Troupe B-8 à B-11, à tribord ! Les bateaux derrière nous bougent comme je leur ai demandé. Autant donner le premier coup J’utilise un mégaphone et crie : « En Joue ! Feu ! » Les huit bateaux qui ont bougé tirent en direction de la ville. Des monuments explosent. Les flammes se font absorber par les bâtons des Désinvoliens. Hm… Je vais à l’avant du bateau. Je crie de nouveau dans le mégaphone : « En joue ! Feu ! »

En même temps, j’écris sur mon papier : “Les bâtons des Désinvoliens ne pourront pas absorber ces explosions“. Une fois écrit, les missiles explosent dans le port et aucun Désinvoliens n’a pu les arrêter. Ceux qui avaient absorbé les premières explosions sont morts dans celles-ci. Parfait, le port est ouvert maintenant. Je parle une dernière fois au mégaphone : « Débarquez ! Et si l’ennemi vous fait face, tirez les missiles ! »

Après ça, je retourne sur mon papier. J’écris quelque chose dessus. Je m’avance jusqu’au bord du bateau. Je marche en dehors du bateau puis… Un geyser surgit de la mer et me projette dans l’air. J’ai marqué sur mon papier que, d'une manière ou d’une autre, j’arriverai sur la terre sans tomber dans l’eau et sans me blesser. D’autres Désinvoliens s’assemblent dans la ville dans une position stratégique. Cette attaque fera moins de dégâts. Je marque sur mon papier que les flèches qui vont être projetées passeront toutes à côté de moi. Tout le monde dans les bateaux décoche des flèches enflammées. Comme écrit, aucune flèche ne me touche.

Un gros coup de vent m’expulse vers la ville. Pendant ce temps, les flèches tombent dans la ville et les maisons commencent à prendre feu. Pas beaucoup, mais, un certain nombre. Les habitants sont obligés de sortir de chez eux. Le vent me pousse assez fort. Je tombe et soudainement, un deuxième geyser vient amortir ma chute. J’utilise le geyser comme plateforme et pose le pied dans le port en feu. Il y a des Désinvoliens qui m’attendent. Je souris avec sadisme. Ça me rappelle l’ancien temps.

Sous le panthéon :

Trajan :

C’est la catastrophe, nous sommes attaqués au pire moment ! Je me tourne vers Firmanta, Hétempur et Shinka. J’ai un plan. Seulement eux iront changer de dimension. Vous, vous devez aller dans le centre ville. Là-bas il y a une structure en forme d’ovale. C’est le portail qui va amener dans la dimension Divine-Sky. Tous les autres resteront ici pour défendre la ville. Allez-y vite ! Je pars de mon côté avec mes membres.

Hétempur :

Hsi Wang Mu, Shinka ! Ne restons pas ici et allons sans plus tarder au centre-ville ! Ils hochent tous de la tête. Hsi Wang Mu sort son Goujian et le donne à Shinka. Elle fait apparaître sa lance à croissant de lune. On fonce vers la sortie. Mon corps est en mode survie. Trajan nous a informés qu’il a prévenu nos autres camarades. Ils vont arriver plus vite que nous au centre-ville. Ils devraient pouvoir réussir à se défendre.

On sort du panthéon à vive allure. La ville est en train de brûler. Ça donne une atmosphère apocalyptique. Malgré ça, je suis motivé. Ainsi que nous tous. Nous continuons à courir dans la ville. Les explosions se font entendre au loin. Nous courons dans les rues en feu. J’entends un bruit de moteur. Tout à coup, un bruit assourdissant se fait entendre et le bâtiment devant nous s’effondre dans une explosion. Nous nous faisons séparer par les débris. Par chance personne n’est blessé.

Une fois la fumée dissipée, j’aperçois un putain de tank ! La peur m’envahit. J’enroule instinctivement mon corps d’énergie. Je cours encore plus vite vers le centre-ville. Le tank me pourchasse. Il tire dans les bâtiments en face de moi. Les débris m’ensevelissent. J’essaye désespérément d'en sortir. Mais le poids est trop lourd. Je m’attends à ce que le tank me tire dessus pour m’achever. Etonnamment, il ne le fait pas. Le capot du tank s’ouvre et la personne dedans en sort. Je n’en crois pas mes yeux.

C’est Laiôn. Mais, comment a-t-il fait pour nous retrouver  ? La peur m’envahit de plus en plus. Je suis tout seul face à lui. Je n’ai aucune chance. Il me regarde dans les yeux avec un regard froid. Il sort un pistolet et le pointe vers moi. Il dit cette phrase calmement : « Voici ce qui se passe quand on essaie de contredire Madeur. »

Avant qu’il ne tire, des débris sont projetés vers lui. Je me sens pris par quelque chose hors des débris. Je sors par l’autre bout. Je regarde ce qui m’a attrapé par la jambe. Je n’y crois encore moins ! Celui qui ma sorti des débris c’est La chimère ! Elle est venue me sauver. Elle me fait signe de monter sur son dos. Ni une ni deux je fais ce qu’elle me demande. Elle court aussi vite que moi. Un son assourdissant se fait à nouveau entendre et les débris derrière nous explosent. Vite Chimère ! Je fais face au tank pendant que la Chimère court. Laiôn ne compte vraiment pas nous lâcher. Je lance des flèches d’énergie dans les roues du tank. Rien ne se passe. La queue de la Chimère crache du feu. Ça non plus ne l’arrête pas. Soudainement, elle change de direction.

Pile à ce moment-là, le tank tire et nous rate de justesse. Je peux voir avec soulagement, l'extrémité du centre-ville. Elle est entièrement en feu. Cependant, je peux apercevoir la structure intacte d’ici ! Il y a même des gens là-bas. Ce sont tous les autres ! Gabriel, Hsi Wang Mu, Shinka, Misbah, Viçar et Firmanta. Et merde je suis le dernier. La Chimère se met à courir plus vite. Nous y sommes presque. Soudainement, elle se fait tirer dessus par des ennemis. Elle tombe au sol, moi avec. Le tank se prépare à nous tirer dessus.

Tout à coup, Trajan sort du ciel et écrase le haut du tank, le détruisant tout sauf Laiôn. Ce dernier sort des débris du tank pour lui faire face. Il est toujours avec son papier. Trajan nous fait signe d’aller dans la dimension sans lui. Je hoche la tête. Je caresse une dernière fois la Chimère et je pars avec regret, la laissant.

Laiôn se met à écrire. Trajan tente de l’attaquer mais, sur son papier, il est écrit que Trajan ne pourra le toucher. En essayant de le toucher, Trajan arrive à voir ce qu’il a en plus écrit. Il a marqué: “toutes les personnes attendant devant le portail, se prendront un tir de tank au dernier moment“. Il réalise que nous ne pouvons rien faire. Il arrête de se battre contre Laiôn et fonce vers nous. Je peux le voir courir vers nous avec un air apeuré.

Laiôn en profite pour nous tirer dessus. Cependant, Trajan a pris son bâton de la liberté avec lui et arrive à bloquer toutes les balles. Trajan nous hurle d’entrer dans le portail. Tous ceux qui sont déjà devant y entrent. J’y suis presque. La fatigue commence à me gagner. Mais je ne dois pas m’arrêter. Pas maintenant ! Juste avant d’entrer dans le portail, un tir de tank fonce sur nous. Trajan se met devant moi pour bloquer le coup. Mais, le tir touche son bâtonnet explose. Une grande fumée s’en échappe.